L'épreuve


J’étais allongé sur un lit d’hôpital, encore autonome et ne souffrant de rien. J’allais être opéré.

Les infirmières et brancardiers arrivent.

Monsieur Blanc on vous emmène au bloc.

Les couloirs, et comme vison des choses, le plafond. Toujours le même.

Et puis l’attente …
Monsieur Blanc c’est à vous.

Une armée d’infirmières autour de moi, très gentilles et attentionnées, s’affairent pour tout préparer.

Puis je me réveillais dans une salle de réanimation.

À demi conscient, n’ayant devant mes yeux qu’une pendule, ronde, qui avançait très lentement. …

J’avais été opéré.

Une opération lourde car elle touchait une organe vital difficile d’accès et de plus avait provoqué la cessation définitive de la fonction rénale.

J’étais devenu un « légume » ne pouvant ni parler, ni bouger. Je découvris aussi plus tard que tous mes muscles avaient fondu.

J’étais décharné et le matelas me semblait fait de rondins de bois.

Cela dura environ un mois avec de petites amélioration chaque jour.

Et puis les dialyses ; 6 heures par jour au début, puis 4 heures tous les 2 jours… me laissant dans un état de grande fatigue.

 

C’est alors que l’enseignement Spirite vint à mon secours.

Au lieu de me lamenter, j’étais conscient que cette épreuve m’était nécessaire, pour comprendre et rectifier ce qui, bien que je ne puisse l’identifier, mettait un frein à mon élévation Spirituelle.

Tous les jours, je remerciais Dieu de me l’avoir envoyé, et demandais au Bons Esprits de m’aider à la passer au mieux.

Je ne pouvais pas entrer dans le désespoir,

puisque je savais que l’épreuve est une étape dans un processus de guérison.

Et cela change tout.


Quelle en sera l’issue ? Me demandais-je ?

Aucune importance car rien ne vient à l’homme pour lui nuire, je savais donc que le résultat de tout cela ne pourrait être que positif.

Que je meure, que je m’en sorte, que je me retrouve paralysé… Quelle importance ?

L’importance était d’aller au bout de l’épreuve quelles qu’en soient les conséquences qui ne pouvaient affecter que mon corps et non mon Esprit.

 

Aujourd’hui je suis de nouveau autonome, malgré quelques contraintes comme la dialyse, des problèmes d’irritation… et autres, mais je remercie encore Dieu tous les jours de m’avoir envoyé cette épreuve.

Un jour je connaîtrais la raison et je dirai :

Merci Seigneur, de m’avoir fait passer par là si non je n’aurais jamais compris, ou réparé… 

 

Je vois mes Frères et Sœurs souvent, qui se lamentent à la moindre contrariété, au plus petit « bobo » sans être conscient que tout n’est là que pour leur Bien.

L’épreuve arrive lorsque la sagesse a fait défaut afin de rectifier et de retrouver ainsi le Bon Chemin.

L’épreuve, est le fruit de l’erreur, que l’origine en soit dans cette vie ou dans les précédentes, car tout doit être récolté.

A celui qui comprend ces choses-là, la sagesse s’imposera et l’épreuve n’aura plus sa raison d’être.

C’est ainsi que jour après jour, il se dirigera vers le Nouveau Monde, dans lequel le mal, la douleur, la maladie… n’ont plus leur place.

Que chacun accepte l’épreuve, car sans elle, l’homme persévèrerait dans ses erreurs.

 

Il n’est pas de mon habitude de parler de moi, mais je tenais à apporter mon témoignage pour dire à tous ceux qui traversent des épreuves aussi lourdes soient-elle de ne pas baisser les bras, de remercier Dieu de l’avoir envoyé et de demander l’aide des Bons Esprits qui sont toujours heureux de répondre à notre appel.

 

Conclusion :

L’épreuve vient lorsque la Sagesse a fait défaut afin de nous remettre sur le Bon Chemin.

 

Fraternellement

Gérard Blanc